29 novembre 1977 33 EXPORT S'IMPOSE DANS LA SECONDE ETAPE DE LA WHITEBREAD Arrivé un peu plus de 4 jours après le maxi Heath Condor, premier en temps réel, c'est le plan Mauric mené par Alain Gabbay qui s'adjuge la victoire en temps compensé dans l'étape de l'Océan Indien, entre Le Cap et Auckland. Surnommé "la poubelle jaune" en raison de son allure fatiguée et du désordre qui règne à bord, ce bateau en alu n'est autre que l'ancien Raph, conçu pour la Transat 1968.
Juillet 1931 PLUS DE TROIS JOURS D'AVANCE EN TEMPS COMPENSE SUR LE DEUXIEME! C'est dire la domination exercée par le yawl "Dorade" sur la course transatlantique 1931! Ce voilier américain de 11,40m de flottaison (16 mètres hors tout, 3,11 m de large 15 tonnes de déplacement et 120 mètres carrés de voilure), a fait la traversée en dix-sept jours, une heure et quatorze minutes. Un succés qui doit beaucoup aux frères Stephens. il a été financé par M. Stephens père et déssiné par Olin J. Stephens fils en 1929 avec l'aide de son frère Roderick. La route très nord adoptée par "Dorade" s'est révélée payante pour les deux frères! Mai 1924 PARIS ACCUEILLE LES JEUX OLYMPIQUES Pour être honnête, les épreuves de voile n'ont vraiment concerné que les passionnés, car il fallait se rendre à Meulan ou au Havre pour assister aux régates. Le port normand accueillait les flottes de 6 m JI et 8 m JI, tandis que les solitaires s'affrontaient en Seine sur des bateaux particulièrement mal adaptés (la série retenue était le Monotype National, un dériveur de 450 kg) à un plan d'eau peu venté. Le Belge Léon Huybrecht s'adjugeait le titre en solitaire, le représentant français, André Michelet, se contentant sur son terrain d'une médiocre 13ème place. Parmi les trois catégories en lice dans ces Jeux, seule celle des 8 m JI verra un équipage français sur le podium, avec la troisième place de Namoussa, mené par le constructeur d'avions Louis Bréguet.
Avril 1973 UN VENT DE SUBVERSION SUR LA SNIM! Si le plan Carter Coriolan a bel et bien raflé l'essentiel des prix, c'est un autre bateau qui a fait sensation en ce mois d'avril 1973 dans une Semaine Nautique internationale de Méditerrannée particulièrement ventée. Avec sa coque orange, son rouf jaune, son poids plume et ses formes planantes, le classe III Subversion, déssiné par Michel Joubert, avait déjà de bonnes raisons de se faire remarquer; il a en plus impréssionné tout le monde par sa vitesse au portant dans la brise, doublant allègrement dans ces conditions tous les classes I et II... Mais son manque de puissance au près ne lui a pas permis de bien figurer dans le classement final, et c'est le Chance 37 Atax qui s'impose en classe III. Mars 1995 DE SAN DIEGO A POINTE-A-PITRE EN CLASS AMERICA Non, il ne s'agissait pas du tout d'une régate, même si la vocation première de ces deux bateaux était bel et bien la haute compétition! En mars 1995, France 2 et France 3, les deux Class America de Marc Pajot et Philippe Briand, viennent tout juste de se faire éliminer sans gloire de la Louis Vuitton Cup, les éliminatoires de la Coupe de l'America, disputés à San Diego. Les deux bateaux ayant été financés par une opération de défiscalisation menée par le société de location Stardust, ils ont maintenant l'obligation légale d'aller poursuivre leur carrière en Guadeloupe... Rassurez-vous: c'est bien sur le pont d'un cargo que ces fragiles machines de régate ont effectivement rejoint leur port d'attache officiel!
Janvier 1982... PEMIERE EN PLANCHE A VOILE SUR L'ATLANTIQUE Parti de Dakar le 12 décembre, Christian marty a touché terre le 18 janvier 1982 à kourou, en Guyanne, après avoir couvert les 2280 milles de traversée en 37 jours 6 heures et 53 minutes sur une planche à voile classique (une Sodim Oversea de 22 kg munie d'accessoires spécialement étudiés). Suivi en permanence par un voilier qui le ravitaillait et lui fournissait, au besoin, du matériel de rechange, Marty, 36 ans, pilote de ligne, a effectué la totalité du parcours sans quitter sa planche: le soir, il installait autour de son flotteur des boudins gonflables qui lui permettaient de s'allonger et de se reposer à peu près à l'abri. Christian Marty devait disparaitre le 25 juillet 2000 dans l'accident du Concorde qu'il pilotait, victime d'une avarie au décollage.
Janvier 1971 EN COURSE ENTRE LE CAP ET RIO Pour sa première édition, la future "classique" Le Cap Rio a fait le plein: 55 voiliers ont pris le départ le 17 janvier sous la fameuse Table Mountain, pour un parcours de 3500 milles à travers l'Atlantique sud. Les pronostiqueurs pariaient sur l'Américain Gray-Beard, le Hollandais Stormy, le Sud-africain Jakaranda, ou les français Pen Duick III et Raph; bref, toute les références du moment en matière de grandes unités taillées pour la course océanique en équipage. Tout faux! Si le grand Ocean Spirit va bien terminer premier en temps réel (il arrivera le 9 février à Rio, après 23 jours et 18 heures de navigation), c'est un revenant, Striana ( un plan Cornu de 1954), arrivé 12 heures après Ocean Spirit, qui manque d'un cheveu le triomphe toutes classes mais gagne en Classe II. Quarante deux heures après lui, le petit classe III sud-africain de John Goodwin, Albatros, arrive en effet juste à temps pour le battre en temps compensé et s'adjuger la victoire toutes catégories. Striana était skippé par le navigateur normand Alain Maupas.
Le 30 Décembre 1967... PEN DUICK III MANQUE DE PEU LE GRAND CHELEM EN TASMANIE. Après son éblouissante saison européenne, riche de six victoires (Morgan cup, Round Gotland Race, Channel Race, Fastnet, Plymouth-La Rochelle-Bénodet), la goélette d'Eric Tabarly a manqué de peu le triomphe dans la classique de l'hémisphère sud, Sydney- Hobart. Il s'en est fallu d'un calme un peu prolongé à quelques milles de la ligne d'arrivée... pendant que les petits ratings revenaient derrière avec du vent frais! Pen Duick III arrive le premier à Hobart, en 4 jours 4 heures et 10 mn (devançant des voiliers nettement plus longs que lui!) et gagne en classe I, mais laisse pour quelques minutes la victoire en temps compensé toutes catégories au classe III néo-zélandais Rainbow II.